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De la naissance à la mort - Daniel Kemp - Chap 4 : Le problème des mots

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Daniel Kemp s'est fait connaître par ses conférences et ses livres sur l'Enfant Teflon. Tout comme Bernard de Montréal, il est considéré comme une antenne du Supramental.


Note de l'auteur pour appréhender l'écoute de ce livre audio :


"Ce qui suit dans ce livre peut donc être considéré comme une théorie valable et ne doit pas être rejeté par le simple fait qu’elle ne se conforme pas toujours aux lois de la science et de la théologie. Ne pouvant expliquer tout dans cette première série, je me contenterai d’aborder les mystères de l’Homme, de sa naissance à sa mort. Certaines parties de ce livre seront assez arides pour certains lecteurs et certaines lectrices, néanmoins il m’a paru important de ne pas contourner certains faits, comme la mort, l’amour, la prépondérance prénatale, etc. Pour plusieurs, certains phénomènes de la « théorie » seront nécessairement difficiles à aborder, et il peut leur être nécessaire de relire ces parties plus d’une fois. Ce qui suit dans ces lignes n’est tiré d’aucun livre et ne provient pas du passé traditionnel. Bien que certaines références soient tirées du connu, l’ensemble de la « théorie » provient du neuf."


Bonne écoute et/ou bonne lecture !


Chap.4 - Le problème des mots.

Je répète les mots ne sont que des outils permettant la communication et que l’homme qui recherche vraiment l’explication d’un phénomène ne doit pas se limiter aux mots. Les guerres d’ego, appelées normalement par ceux-ci « des combats d’intelligence », ont souvent comme terrain de bataille les mots. La théologie peut préférer employer certains mots à la place de ceux que j’utilise et la science peut faire de même. L’important est que l’essence de ce que j’apporte comme « théorie » soit comprise et les mots qui permettent la communication ne doivent pas devenir un frein.

La personnalité est un phénomène qui a été expliqué de plusieurs façons. Le terme populaire désigne l’apparence exprimée de l’ego ainsi que la trame formative de celui-ci. L’ego ne peut exprimer une chose qui ne le constitue pas. Le mot personnalité ne servira, dans ce texte, qu’à désigner la phénoménologie de l’expression égoïque pure, c’est-à-dire sans que l’orgueil ne la teinte.

La personnalité est l’expression vibratoire de la forme de l’ego et celle-ci est exprimée au travers du corps physique. L’onde de forme de l’ego, mêlée à celle du corps, est la personnalité de celui-ci. Pour comprendre ce phénomène, il faut expliquer d’abord ce qu’est une onde de forme.

Retrouver la trinité.

Revenons à l’atomicité de la matière. Une théorie de l’antiquité prétendait que la matière était divisible en petites parties et que la plus petite partie de la matière qui pouvait être divisée s’appelait atome. On sait aujourd’hui que l’atome, que l’on croyait élémentaire, c’est-à-dire non divisible, est lui aussi constitué d’éléments fondamentaux. La science ayant évolué, a ajusté cette théorie et appelle maintenant molécule la matière qui ne peut être divisée sans perdre ses propriétés. Une molécule d’eau, reste de l’eau. Si on la divise, elle devient trois atomes, et n’est plus de l’eau.

L’atome est devenu le constituant de cette partie « indivisible » de la matière. Bien que l’atome n’ait jamais été vu, les traces qu’il laisse dans un accélérateur de particules permettent à la science de conserver cette théorie. La chimie s’est servie avec efficacité de cette théorie et, malgré cela, elle n’est jamais parvenue à en expliquer le principe.

La chimie et la physique se servent de l’atome. Elles ionisent celui-ci, le force à se constituer en d’autres corps et à apparaître sous forme de matière révélée. Elles savent, aujourd’hui, que la plus petite particule constituant la matière contient plus d’énergie que tout ce que la matière peut exprimer.

Grâce à cette fission de l’atome, la science a révélé un principe théologique vieux de quelques milliers d’années : le Dieu dans la matière. Cette lumière, puissante comme un soleil, qui a la force destructrice de plusieurs canons, a été révélée au monde entier pour la première fois à Hiroshima, puis à Nagasaki.

L’énergie libérée lors de la destruction d’un noyau, est l’énergie qui constitue justement ce noyau. Longtemps, l’homme a cru que le plus petit constituant de l’univers était la molécule. Puis, il a découvert que celle-ci pouvait être décomposée en atomes, puis en protons, neutrons et électrons. La théologie retrouvait encore une fois dans la science les principes de sa constitution, la trinité.

Question d’énergie.

La science est restée sur sa faim jusqu’au jour où la fission du noyau atomique fut expérimentée. Là, apparût l’une des finalités de la division dans la matière, ce que les savants appelèrent, avec respect, l’énergie pure.

Cette énergie pure, c’est-à-dire non matérialisée, donc, non ralentie dans sa forme d’expression, révéla une puissance formidable qui permit d’envisager différentes théories. Une chose apparût certaine; la puissance énergétique de l’atome devait être égale à la quantité d’énergie qu’elle contient.

Le noyau de l’atome, aussi petit soit-il, devait contenir une quantité phénoménale d’énergie, autant que sa masse multiplié par la vitesse de la lumière au carré, E=MC2. En fait, la densité et la masse du noyau ne rencontrent rien de comparable sur la planète. Un centimètre cube d’une matière nucléaire pèserait un tel poids qu’aucune surface connue ne pourrait lui servir de support. Il passerait au travers, tellement il serait pesant.

Cette énergie est connue par l’intuition théologique sous le nom de vie éthérique ou encore d’énergie vitale. Elle est le constituant de toute matière. La théologie, n’étant pas scientifiquement pure dans ses recherches, ni dans ses explications des phénomènes, a toujours expliqué ses perceptions d’une façon émotive. C’est pourquoi elle s’est coupée de l’application pratique de ses découvertes.

Dans ce livre, cette énergie est nommée soit « énergie vitale », soit « énergie intra-atomique». Plusieurs formes de cette énergie nucléaire peuvent être exprimées. Selon la quantité et la qualité de sa vibration et de sa vitesse, nous avons plusieurs résultats. De l’énergie chimique à l’énergie biologique, en passant par l’énergie yin et yan, sans oublier l’énergie photonique, la lumière. Cette dernière est régie par deux phénomènes : la vibration et le photon.

Il faut aussi considérer que le noyau de l’atome n’a pas l’exclusivité de cette énergie. L’électron gravitant autour du noyau est aussi de l’énergie pure, en ce sens qu’il est de l’énergie densifiée pré-moléculaire. Il est, comme le neutron et le proton, le constituant de notre matière.

L’énergie contenue dans ces trois éléments constitutifs n’est pas exactement de même qualité et n’a pas la même expression. Mais l’origine de celle-ci est la même. Laissons de côté cette origine et poursuivons vers la personnalité de l’ego. L’énergie interne des constituants des atomes, vibre. Cette vibration, en plus de s’exprimer sous forme de déplacement attracto-répulsif, s’exprime sous une forme beaucoup plus subtile.

Cette subtilité est connue sous le nom de magnétisme. Selon la vibration interne de ces atomes et la constitution de la matière opérée par la réunion des atomes dans une forme particulière, un mélange vibratoire crée un magnétisme particulier. Chaque constituant matériel possède un nombre particulier d’atomes constituant chaque molécule-type de cette matière. Il possède donc un nombre déterminé de neutrons, de protons et d’électrons constituant chaque molécule. C’est pourquoi chaque forme matérielle possède un magnétisme particulier.

Aucune forme matérielle n’a exactement le même magnétisme. C’est un peu son empreinte digitale. Nous pouvons dire que c’est sa personnalité. En fait, la personnalité d’une forme naît de deux phénomènes : le magnétisme et la réflexion photonique.

La personnalité, ou l’onde de forme.

L’organisation atomique permet de constituer la matière. Celle-ci est régie par l’ensemble des connections atomiques possibles, et par l’énergie qui la malléabilise. Certaines roches peuvent, par exemple, être coupées d’une façon parfaitement lisse, tandis que d’autres seront toujours inégales. La structure moléculaire détermine cette différence, et c’est cela la possibilité de connections atomiques. Selon cette limite de connections, la malléabilité de substances créées permet ou non de constituer une nouvelle forme.

Prenons l’exemple d’un couteau. Les possibilités de connections moléculaires du métal permettent la création d’une lame fine et solide à la fois. L’énergie vibratoire de tout ce qui constitue le couteau émet un magnétisme particulier à celui-ci. La réflexion photonique entre alors en jeu et, unie au magnétisme, donne la personnalité.

La lumière est une énergie vibrante, rayonnante, donc voyageante, et matérielle. Les photons sont de la matière comme les constituants atomiques, mais ils ne sont pas auto-agglomérables, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas la faculté de s’agglomérer ensemble pour révéler de la matière comme on la connaît. Par contre ils ont agglomérables au contact de la matière révélée.

Lorsque la lumière frappe le couteau, elle finalise la révélation de celui-ci. Une partie de la vibration de la lumière- la lumière blanche est toujours notre référence, sauf mention contraire- est absorbée, donc agglomérée, à la surface du couteau et se mélange à lui, colorant le magnétisme primaire qu’il dégageait.

Le reste de la lumière est rejeté, mêlé au nouveau magnétisme du couteau. Tout ce mélange photo-magnétique est ce que nous appelons l’onde de forme, et celle-ci est la personnalité de l’objet. Tout ce qui existe dans l’univers a une onde de forme et celle-ci voyage dans le temps et l’espace transportant dans sa constitution la mémoire imparfaite de ce qui l’a générée. Cette onde formique en vibration, et ne s’arrête que si elle rencontre de la matière, ou une autre onde de forme de même nature, de même densité et de même vitesse, mais opposée.

Onde de forme et esthétique.

Lorsque l’homme est cette expression matérielle qui arrête une onde de forme, il devient, par sa constitution, un décodeur de l’onde de forme. Il la saisit grâce à son corps vital et la transmet à l’âme, par le biais du périsprit. L’ego prend donc connaissance de cette onde par l’expérience qu’il peut en avoir dans les mémoires volatiles.

La puissance des sens vitalliques, les sens du corps vital, n’est pas capable de concurrencer celle des sens physiques. Cela ne permet normalement pas à l’ego d’avoir directement accès à l’information apportée par les sens vitaliques car l’expérience sensorio-physique est trop dominatrice. Cette faiblesse n’empêche pas l’ego d’être inconsciemment manipulé par les ondes de formes. La perception sensorielle de celles-ci est possible, mais uniquement par le sens photo-sensible; les yeux.

C’est d’ailleurs cette perception qui va déterminer l’esthétique de la forme. C’est aussi la perception de l’onde de forme émise par le corps physique, qui va déterminer la perception esthétique de l’ego. Celui-ci s’exprimant par le corps physique influence grandement la gestion de l’énergie vitale constituée lors de sa gestation. Lentement, le caractère de l’ego s’inscrit dans la forme du corps.

C’est aussi ce qui a permis la création des sciences intuitives comme, entre autres, la chirologie, étude de la psychologie par les lignes de la main, la caractérologie, étude de la psychologie par les traits du visage et du corps, et la graphologie, même étude mais par l’écriture. L’ego expérimentant son onde de forme par le corps physique, veut que celle-ci soit en affinité avec l’expérience âmique qu’il a de lui-même.

Il prend conscience qu’il est là, grâce aux traces qu’il laisse dans les mémoires volatiles de l’âme. Il découvre aussi qu’il vit par l’expression expérientielle qu’il opère involontairement sur le dehors. Devant rechercher éternellement de la nourriture et devant expérimenter continuellement sa présence, il engendre des événements.

Ces événements, le nourrissant, le porte à mettre plus d’emphase sur l’arrivée de nourriture qui pénètre par les sens. L’ego est donc attiré énergétiquement par ses sens et par eux il expérimente le dehors. Expérimentant sans arrêt le corps et les sens du corps, il s’identifie à celui-ci.

L’identification qu’il a du corps doit être, pour ne pas créer d’expériences déplaisantes, c’est-à-dire de faible qualité énergico-alimentaire, en rapport ondo-formique avec son identification interne. Dans le cas contraire, il ne se reconnaît pas dans l’image qu’il a du corps physique et essaie automatiquement de la changer.

Les personnalités.

La personnalité de l’ego est de deux ordres; celle de sa trame constitutive et celle de la relation émotive qu’il a avec ce qui le nourrit le plus; lui. Ces deux personnalités ne sont pas identiques, ni en essence, ni en forme.

La première personnalité, appelée personnalité tramique est la base génético-réincarnative

qui est transmise dans les lignées familiales. Elle est recopiée dans le plan morontiel, le monde vital séparant la matière consciente qu’est l’homme, du monde des morts, le ciel. Nous reviendrons plus loin sur ce plan.

La deuxième personnalité est appelée personnalité égoïque. Dans le texte qui suit, nous nous contenterons de la nommer personnalité tout simplement afin de faciliter la compréhension.

La personnalité et l’identité.

L’expression de l’ego est une onde de forme qui, mélangée à l’onde de forme du corps, crée une expérience; la personnalité. Celle-ci revient toujours vers l’ego par différents moyens. Ce retour, expérimenté par l’ego dans l’âme, n’est pas une nourriture parfaite si elle n’est pas tout à fait en accord avec la vibration périphérique de l’ego.

Simplifions en disant que si l’expérience qu’a l’ego de lui-même dans l’âme n’est pas en résonance avec l’expérience qu’il a de sa personnalité, un conflit apparaît entre ces deux expressions ondo-formiques. La personnalité est d’une importance capitale pour l’ego, parce que c’est une preuve supplémentaire de son existence. Cette preuve se doit d’être en conformité avec son identité, qu’il expérimente dans l’âme.

Si la personnalité n’est pas en accord vibratoire avec l’identité de l’ego, celui-ci fait tout pour changer cette personnalité. La personnalité étant une onde de forme exprimée à l’extérieur, c’est donc elle qui sert d’ambassadrice auprès des autres ego et auprès du monde extérieur. La relation entre la personnalité et l’extérieur engendre des événements qui sont des expériences pour l’ego. Si le retour expérientiel de la trace laissée par la personnalité n’est pas en affinité avec l’identité de l’ego, un autre conflit surgit.

Faisons un petit résumé : il y a l’identité de la personnalité tramique; c’est ce qu’EST l’ego. Il y a la personnalité exprimée par l’onde de forme du corps et de l’ego; c’est ce que les autres CROIENT que l’ego est, c’est sa personnalité. Et il y a le retour expérientiel de la trace de la personnalité vers l’ego; c’est ce que l’ego CROIT être, c’est sa personnalité égoïque.

La personnalité informe l’ego sur une facette de son êtreté. Les mémoires expérientielles

les plus neuves, qui s’accolent à lui, créent la nécessité pour celui-ci de changer sa personnalité. C’est pourquoi l’homme est très influencé par les idoles. Les modes sont aussi le reflet de cette recherche d’amélioration de sa personnalité, croyant améliorer l’êtreté, c’est-à-dire la personnalité tramique de l’ego.

L’homme psychologique, donc manipulé par son ego, prend un grand soin de sa personnalité. Il se maquille, s’habille, parle, marche, choisit ses amis, sa musique, ses livres et ses sorties en fonction de cette personnalité. Lorsqu’il veut se changer, s’améliorer, il change de personnalité. Il se peigne différemment, il change ses vêtements, etc.

Les problèmes de la personnalité.

La personnalité devient rapidement, pour l’ego, le miroir parfait où il croit pouvoir s’observer à son aise. Il n’observe pourtant que l’onde de forme du corps, mêlée au sien. C’est pourquoi, voulant s’approprier la personnalité, il s’identifie au corps.

L’ego perd alors progressivement le contact conscient qu’il a avec les mémoires volatiles et finalise son identification dans le corps physique. L’expression de cette identification est la personnalité qui prend pour lui une importance capitale.

Donc, il y a toujours deux personnalités, mais l’une d’elles, la personnalité tramique, est l’expression énergétique, disons, radio-active, de l’orchestration vitale de l’ego. Cette personnalité est réelle en ce sens qu’elle n’est qu’une expression inidentifiée émotivement, qui ne s’est pas identifiée à elle, d’un constituant énergético-mémoriel.

La deuxième personnalité, la personnalité égoïque, est une illusion parce qu’elle n’est pas en correspondance réelle avec une structure fixe de base. Elle exprime plutôt l’assujettissement mémoriello-expérientiel de l’ego. Cette personnalité est manipulée par l’expérience qu’elle enregistre et est continuellement en changement, en lutte ou en adaptation.

Nous reconnaissons donc, comme principes fondamentaux égoïques, l’identité et la personnalité. Lorsque l’identité est focalisée dans la personnalité, nous voyons apparaître l’orgueil, qui est exprimé sous plusieurs formes, du complexe d’infériorité au complexe de supériorité.

Le principe d’évolution améliorative germe lorsque l’ego commence le travail d’ajustement de sa personnalité avec sa vibration. Puisque l’onde de forme de la personnalité entraîne des expériences extérieures ainsi qu’un retour de celles-ci vers l’ego, elle permet à ce dernier de vivre sa personnalité. Mais, comme nous l’avons vu précédemment, l’expérience enregistrée par l’ego n’est pas toujours en résonance avec les mémoires périphériques qui le constituent. Cet état de chose pousse l’ego à vouloir transformer l’onde de forme qu’il émet. L’ego s’identifiant dans le corps physique, veut en changer l’allure.

Changer l’allure du corps physique signifie changer la forme, ce qui change automatiquement l’onde de forme. L’expression de la personnalité change proportionnellement au changement de la forme. Mais l’ego n’expérimente le résultat de ses changements qu’à partir des traces que sa personnalité laisse dans le monde extérieur. C’est selon le retour expérientiel qu’il peut, de nouveau, analyser et comparer l’expérience de sa personnalité face à ses mémoires.

La vie, cadre de la personnalité.

La vie est l’élément dans lequel est constitué l’expérience extérieure de l’ego. La vie est l’endroit quadridimensionnel dans lequel sont laissés les traces de l’expression ondo-formique de la personnalité de l’ego. La vie est une condition instantanée, échafaudée sur quatre domaines d’expressions ou de dimension : la hauteur, la largeur, l’épaisseur et le temps.

Les conditions d’expression de la personnalité de l’ego sont donc régies par la quadridimensionnalité de la vie. La personnalité ne peut être exprimée qu’en relation avec cet écran expérientiel. Dans ce cadre hyper-complexe, d’autres ego vivent, c’est-à-dire qu’ils expriment aussi une onde de forme identifiée, et c’est de cette relation que dépend la nourriture personnalitaire de l’ego.

La conscience collective.

Étudions d’une façon intuitive, donc théologique, la mécanique de la personnalité de l’ego. L’homme a une âme et celle-ci habite un corps de chair et d’os. La personnalité est l’expression extérieure de l’âme. Lorsque l’homme a une mauvaise personnalité, c’est qu’il a une mauvaise âme. Il perturbe alors son entourage. Il aurait donc intérêt à changer sa personnalité, en apprenant les « bonnes manières » par exemple.

Lorsqu’il agit d’une façon « normale », sa personnalité est plus adéquate. Pour parfaire celle-ci, il doit se vêtir comme les autres et agir « normalement », c’est-à-dire comme la masse. Mais celui qui a une forte personnalité ne veut pas s’adapter aux autres et il est alors classé comme « tête dure » par son entourage.

La société théologico-psychologique élabore toute une série de critères religieux, moraux et sociaux pour niveler les personnalités des individus afin de les conserver dans la normalité. La « tête dure » est un homme qui n’accepte pas de se plier facilement à la déformation collective et qui résiste de toutes ses forces. Celui qui, au contraire, veut être comme tout le monde, est un être qui a besoin d’avoir une personnalité reconnue et acceptée par les autres. Ce fait est relié à la conscience collective.

Les exemples que je viens de donner sont banals en soi et quelque peu dépassés dans certaines parties de notre planète, mais ils peuvent servir de bases pour comprendre l’explication cartésienne des personnalités.

Commençons par la « mauvaise » personnalité. Il faut comprendre que l’ego a besoin d’une nourriture qui est similaire à ce qui le constitue. Cela s’appelle une synergie et l’ego doit continuellement s’auto-énergiser, ou être énergisé par des expériences de même qualité mémorielle que ses constituants. Si ce n’est pas le cas, l’ego se transforme, l’identité change et la personnalité emboîte le pas. C’est ce qu’on appelle la maturation.

Une « mauvaise » personnalité n’est reconnue comme telle que par les autres ego. Ceux-ci expriment leur personnalité. L’expérience qui leur revient est teintée des traces de la « mauvaise » personnalité. Cette expérience vient donc heurter les ego chez qui revient l’expérience personnalitaire et ceux-ci ne peuvent donc pas s’en nourrir complètement et sécuritairement.

Ils sont donc dérangés par la personnalité dissonante et ne peuvent pas s’en servir comme source, ni d’alimentation, ni d’identification sécuritaire. L’ego s’identifie dans sa personnalité. Il exprime une onde de forme malgré lui et expérimente le fait que cette onde formique crée une expérience, ou influence, chez les autres ego. Il peut expérimenter ceci par ses sens qui captent les réactions des autres face à sa personnalité.

Les autres ego captent l’expérience mémoriello-vibratoire du premier ego et réagissent, soit en absorbant l’expérience – ils aiment alors la personnalité du premier ego , soit en luttant – ils sont alors antipathiques à l’ego émetteur.

La perception expérientielle de l’onde de forme de la personnalité du premier ego perturbe de toute façon les ego récepteurs. La perturbation, positive ou négative, engendre une altération mineure qui se solde par une altération de l’expression de l’ego. Celle-ci, exprimée par l’onde de forme des ego récepteurs, colore alors l’onde de forme du corps physique et est projetée vers l’extérieur.

C’est cette onde, émise par les ego récepteurs, qui constitue l’onde de retour, par rapport à l’ego émetteur –qui est maintenant devenu le récepteur – et c’est à partir de cette expérimentation que l’ego sait sa sa personnalité est en correspondance avec lui-même, c’est-à-dire avec ses propres constituants.

L’ego ne peut expérimenter sa personnalité sans cette onde de retour. C’est pourquoi il est si dépendant et assujetti aux autres et à leurs expressions. C’est ce qui dynamise la conscience collective. Il est évident que l’ego expérimente sa personnalité sur autre chose que sur les autres ego. Mais il ne peut s’empêcher de vivre une relation avec les autres, puisqu’il vit dans un monde pluri-égoïsé, où vivent d’autres ego.

Tout ce qui a une forme émet une onde de forme. Tout ce qui a une forme a une personnalité. On peut préciser que tout ce qui est vibratoire a une personnalité. Mais tout ce qui émet une personnalité n’est pas nécessairement capable de créer une expérience dans l’âme.

Le miroir est un exemple matériel de la possibilité qu’ont certaines matières de créer une onde de retour puissante. L’ego sait vite s’en servir parce que cette onde de forme, malgré qu’elle soit retournée à l’envers, n’est pas identifiée à elle-même. Cela permet un retour plus juste de la personnalité de l’ego. Par contre, l’onde de forme retournée par un autre ego, peut être dramatiquement colorée et peut donc ne pas plaire du tout à l’ego. Elle ne peut pas être absorbée par l’ego et ne vient que remplir les mémoires volatiles, comme expérience.

Chaque ego étant sensiblement pareil, parce que conçu sur le même principe, a besoin d’une onde de retour en conformité avec son identité. Cela le nourrit, donc l’énergise. Étant nourri et pouvant s’expérimenter dans ces ondes de retour, il sait qu’il existe. Chaque ego a besoin de nourriture et d’expérimentation de son êtreté pour conscientiser celui-ci.

Les ego tendent naturellement à s’harmoniser dans un ensemble collectif, équilibré, afin de pouvoir se servir l’un de l’autre comme énergiseur, donc comme source de nourriture. Les ego tendent à créer une collectivité semblable, du point de vue des personnalités; ce fait est explicable par la loi d’équilibre que nous retrouvons aussi en physique, en chimie et en électricité.

Ce n’est pas un désir intentionnel et conscient de la part des ego, ceux-ci n’étant que réactionnaires. La relation entre les différentes personnalités, crée un cadre d’expériences où toutes les ondes de formes s’entremêlent; ces contacts génèrent un plan de références expérientielles pour tous les ego qui, à leur insu, l’ont généré.

Ce plan de références, capté par chaque ego, sert d’expérience et la sécurité mémorielle qu’elle engendre à la longue, puisque répétée sans cesse, finit par être constitutive de l’ego. Ce plan de références est la conscience collective et c’est ce plan qui donne naissance au nationalisme,au racisme et à toutes les expressions du collectivisme.

Le sentiment d’appartenance est lié à l’identification de l’ego dans sa personnalité, puisque celle-ci est paramétrée par la conscience collective, dans la personnalité collective. L’expérience d’un retour d’onde personnalitaire qui n’est pas en correspondance avec le plan de références, heurte l’ego parce qu’il oblique celui-ci à s’adapter à l’événement, donc à changer quelque peu ses mémoires.

Ce changement des mémoires constituantes de l’ego est toujours une souffrance. La « tête dure » est alors rejetée parce qu’elle ne cadre pas suffisamment avec le plan de références et altère un peu celui-ci.

Celui qui, au contraire, veut être comme tout le monde est un ego qui n’arrive pas à vivre pleinement son identification. Il est toujours influencé par les ondes de retour ainsi que par l’expérience âmique des événements. Il n’a pas l’impression qu’il est « quelqu’un », parce qu’il n’expérimente pas de lui-même, l’état vibratoire qu’il a l’impression que les autres expérimentent. Il croit que les autres vivent des « états » que lui ne vit pas.

Les cadres de références.

L’homme psychologique a toujours deux cadres de références. Le premier, le fondamental, est sa personnalité tramique, et le second, est la conscience collective. La « forte personnalité » fait référence, d’une façon plus grande, à sa personnalité tramique, qu’à sa personnalité égoïque. L’homme normal est en équilibre entre ces deux personnalités. Celui qui veut être normal accorde plus d’importance à la personnalité égoïque, celle qui est régie par la conscience collective.

L’expérience qu’a cet ego de lui-même n’a pas la puissance de l’impression qu’il perçoit du dehors, c’est-à-dire que ce qu’il expérimente de la personnalité des autres l’influence plus que le fait sa propre personnalité égoïque. L’onde de forme de sa personnalité n’est pas reconnue par l’ego dans l’onde de retour. La divergence entre l’identité de l’ego dans sa personnalité égoïque et sa personnalité tramique crée ce phénomène.

L’ego expérimente dans son âme qu’il est quelque chose, mais l’expérience de sa personnalité tramique n’est pas du tout en résonance vibratoire avec les traces expérientielles de son identité égoïque. La lutte entre la personnalité et l’ego force celui-ci à expérimenter l’extérieur d’une façon plus libre. La liberté d’expérimentation dans ce cas n’est pas nécessairement positive pour l’ego. La personne devient trop sensible et se laisse influencer sans cesse, l’ego n’arrivant pas à identifier sa personnalité.

Une recherche commence donc : une recherche attractive de la part de l’ego. Il veut avoir ce qu’il expérimente des autres : une personnalité à lui. Mais il ne peut, intentionnellement, se créer une personnalité. Ou bien celle-ci se constitue d’elle-même, régie par les lois des ondes de formes, ou bien elle est un mélange des perceptions mémorielles de l’ego, donc une copie de celui-ci.

Le mimétisme de l’ego est tel que celui-ci finit facilement par se prendre pour un autre. Il croit être l’autre par le fait qu’il vit, donc expérimente dans son âme, une vibration similaire à celle qu’il perçoit lorsqu’il expérimente la personnalité de l’autre.

L’ego n’a pas nécessairement besoin que l’extérieur accepte sa nouvelle personnalité. Mais pour cela, il doit avoir suffisamment de mémoires de cette personnalité dans ses mémoires volatiles pour qu’une synergie interne puisse être créée. La trame égoïque n’étant pas celle de la personnalité qui sert de référence, l’ego qui copie, ne peut jamais arriver à émettre exactement la même onde de forme que l’ »idole » qu’il plagie.

Lentement, expérimentant différentes conditions extérieures face à sa « nouvelle personnalité », il finit par s’encastrer, à son insu, dans le plan de référence collectif et accepte qu’il est normal, lui aussi. L’une des grandes causes de traumatismes de l’ego, est justement cette impression de ne pas faire partie du cadre de référence. Lorsqu’une personne sait qu’elle est normale, une grande partie de ses problèmes disparaît.

La personnalité, dans l’évolution ascendante ou améliorative de l’homme, doit devenir le cadre sur lequel sera exprimé la personnalité tramique et non plus la personnalité égoïque de l’ego. La personnalité égoïque est assujettie à toute une panoplie de manipulations qui viennent induire des réactions dans l’âme et dans l’ego. L’évolution apparente de l’âme est justement constituée par cette phénoménologie manipulatoire qui esclavagise l’homme dans l’expression vibratoire de sa constitution.

L’entretien de la personnalité.

Lorsque l’Ego s’identifie dans la personnalité, une certaine stabilité apparaît dans celui-ci. Mais il doit toujours adapter sa personnalité à l’onde de retour, c’est-à-dire qu’il doit continuellement changer l’expression de sa personnalité selon les changements des autres. Lorsque l’extérieur change, l’onde de retour change. Celle-ci ne peut donc plus nourrir l’ego comme elle le faisait. Pour rétablir cette qualité nutritive, l’ego doit forcer le changement dans ce qu’il exprime.

C’est un peu comme pour entretenir un arbre. Disons que l’arbre est l’onde de retour de la personnalité. Celui-ci est continuellement soumis aux conditions extérieures et aux conditions de celui qui l’entretient. Les conditions extérieures sont les autres personnalités et celui qui entretient l’arbre est l’ego.

Pour que l’arbre soit toujours de même forme et de même nature, il faut ajuster la quantité d’eau, d’oligo-éléments, d’air et de soleil. Mais si l’extérieur amène trop d’eau, l’ego doit automatiquement réagir afin de protéger l’arbre pour qu’il ne change pas. Si la sécheresse s’installe, l’ego doit arroser celui-ci.

L’arbre – l’onde de retour – doit rester continuellement dans le même état, parce que, de cette façon, il est reconnu par l’ego et constitue donc une nourriture énergético-mémorielle de premier choix. À chaque transformation de l’extérieur, l’arbre change et cela altère la qualité de la nourriture de l’ego.

Celui-ci réagit alors et transforme sa personnalité, c’est-à-dire qu’il arrose l’arbre. Il influence donc les conditions extérieures, afin de préserver l’image de l’arbre, l’onde de retour. Il doit, sans arrêt, s’adapter aux transformations extérieures et il se sert de la qualité de l’onde de retour pour pouvoir analyser la qualité et la quantité des mutations du dehors.

La qualité de l’onde de retour.

Revenons à l’ego. Celui-ci se sert de l’onde de retour pour pouvoir expérimenter sa présence et, par le fait même, pour pouvoir se nourrir. Il est important vibratoirement que cette onde de retour soit toujours la même, c’est-à-dire qu’elle doit porter le même genre de vibrations, au même rythme et à la même vitesse.

Pour que la qualité de cette onde soit plus ou moins stable, il faut que la personnalité ainsi que l’extérieur ne se transforment pas. Étant donné que la vie n’est pas expérientielle mais existentielle, celle-ci est toujours en mouvement, en déplacement, donc en changement. L’ego est donc obligé d’adapter, soit l’extérieur, soit sa personnalité, afin de conserver l’intégrité de l’onde de retour.

Par le biais du corps et des possibilités d’expressions qu’offre celui-ci, parole, regard et gestuelle, l’ego apprend à manipuler l’extérieur. Il expérimente aussi que le monde du dehors ne se laisse pas facilement manipuler pour un panoplie de raisons : les lois relatives aux limitations matérielles, l’attraction terrestre, les limitations génétiques, les accidents, aux limitations vitales, la fatigue, la maladie, le vieillissement, aux limitations astrales ou psychologiques, il y a d’autres égo qui veulent faire la même chose.

Chaque fois que l’extérieur change, l’onde de retour est altérée et revient vers l’ego émetteur d’une façon différente. Ne pouvant manipuler de façon totale l’extérieur, l’ego se retourne alors vers sa personnalité. Il transforme donc celle-ci afin de l’ajuster aux transformations de l’extérieur, pour arriver à conserver une certaine stabilité de l’onde de retour.

Qu’est-ce que l’involution?

L’orgueil de l’homme est l’expression de l’identité dans la personnalité. Le fait que l’ego finit pas s’identifier dans la personnalité, oblige celle-ci à être continuellement nourrie pour pouvoir soutenir l’ego. Le propre de toute énergie, exprimée dans notre contexte spatio-temporel, est de tendre vers le repos. Ce repos s’appelle densification dans le langage scientifique, coagulation dans le langage alchimique et involution dans le langage théologique.

La personnalité étant une forme exprimée de l’énergie, tend elle aussi vers le repos, c’est-à-dire qu’elle est de moins en moins puissante dans son expression, au fur et à mesure du déroulement du temps. Pour pallier à ce ralentissement vibratoire, l’ego se met en branle et énergise au maximum sa personnalité, afin de ne pas perdre un outil d’identification, connu et rassurant pour lui.

C’est ce qui, dans le langage psychologique et social s’appelle « se défendre« , « se prendre au sérieux». L’orgueil est l’expression de la défense de la personnalité par l’ego. Toute défense est en elle-même une expérience, donc sert de nourriture à l’ego et à la personnalité.

Il n’y a pas d’action, que des réactions.

Il ne faut toujours pas perdre de vue que toute cette phénoménologie est inintentionnelle, et que toute la mécanique de l’ego personnalisé est une réaction aux conditions structurales et extérieures à celui-ci. L’ego ne décide pas de naître, de se nourrir, de s’exprimer ou d’évoluer. L’ego n’est pas intentionnel, il est réactionnel.

S’il naît, c’est que la mécanique de la vie l’engendre. S’il se nourrit, c’est que la mécanique vibratoire l’oblige à s’auto-énergiser. S’il s’exprime, c’est que l’expression est une condition de nourriture. S’il pense évoluer, c’est que la mémoire temporelle qui le constitue le compare mécaniquement à la réalité.

Avec le temps, l’ego accumule suffisamment de mémoires expérientielles qu’il s’identifie à celles-ci. C’est ce qu’il appelle « moi». La puissance de l’identification est telle, qu’il finit par se prendre au sérieux et, comparant ce qu’il est au reste de l’univers, il se sépare de celui-ci en exprimant de différentes façons le « je suis moi-même parce que je ne suis pas le reste».

L’ego, s’exprimant inconsciemment d’une façon mécanique, c’est-à-dire réactionnellement, croit avoir un libre-arbitre total. Ce libre-arbitre, qui n’est en fait qu’une illusion de sa personnalisé, l’oblige à réagir d’une façon « active » à la vie.

Lorsque le corps physique communique au cerveau qu’il est temps de le nourrir, cela est un phénomène mécanique bien compris de la médecine d’aujourd’hui. Mais l’ego CROIT prendre la décision de manger. Il n’en est rien. Si l’ego fait manger le corps, c’est à cause du stimuli gastrique de la faim. Même lorsque l’ego prétend qu’il choisit la nourriture, il se fait berner par son orgueil. Il ne peut choisir que parmi ce qui existe et ce qui est accessible. En plus, il ne peut choisir qu’à partir de ce qu’il connaît de la nourriture, donc de ce qu’il a expérimenté. Selon la mémoire qui est la plus vibrante, ou le plan mémoriel le plus stimulé par la vision des aliments, ou par le stimuli gastrique, l’ego croit faire un choix.

Il est réactionnel et exclusivement réactionnel. Depuis toujours l’ego croit avoir un libre-arbitre et cela est dû au fait qu’il a une conscience très limitée. Celle-ci est limitée par le fait qu’elle est paramétrée par le bagage qu’il a dans l’âme, c’est-à-dire dans ses mémoires volatiles.

La conscience de l’ego s’arrête à ses mémoires et à la possibilité génétique de gérer celles-ci. N’ayant pas conscience de tout l’événement qui régit sa vie, l’ego appelle « action » l’instant où il intervient dans cet événement. Son action est en fait une réaction microcosmique d’une réaction macrocosmique en cours.

Nous reviendrons de toute façon sur la manipulation dont est victime l’ego. L’orgueil est l’identification dans le pouvoir qu’a l’ego de transformer sa personnalité, donc de l’adapter ou de la défendre. Il faut aussi comprendre que la personnalité n’est qu’une onde de forme et que ce n’est pas parce qu’un homme a une faible personnalité, qu’il n’en a pas.

Malgré tout, à part l’ego, la personnalité et l’orgueil de l’homme, malgré le fait que tout soit mécanique, il naît lentement dans l’humain quelque chose qui échappe encore à la science et qui n’est pas bien compris par la théologie. Ce phénomène, l’expression d’un savoir instantané, transcende le monde de la mort et est intentionnel, autant que faire se peut, dans les limites de la « création ».

Nous reviendrons plus loin dans ce ouvrage, ainsi que dans le reste de la série, sur ce savoir instantané.




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