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De la naissance à la mort - Daniel Kemp - Chap 2 : La naissance de l'enfant

Dernière mise à jour : 8 août 2021

Retrouver cette vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=PisYWEVA8o4


Daniel Kemp s'est fait connaître par ses conférences et ses livres sur l'Enfant Teflon. Tout comme Bernard de Montréal, il est considéré comme une antenne du Supramental.


Note de l'auteur pour appréhender l'écoute de ce livre audio :


"Ce qui suit dans ce livre peut donc être considéré comme une théorie valable et ne doit pas être rejeté par le simple fait qu’elle ne se conforme pas toujours aux lois de la science et de la théologie. Ne pouvant expliquer tout dans cette première série, je me contenterai d’aborder les mystères de l’Homme, de sa naissance à sa mort. Certaines parties de ce livre seront assez arides pour certains lecteurs et certaines lectrices, néanmoins il m’a paru important de ne pas contourner certains faits, comme la mort, l’amour, la prépondérance prénatale, etc. Pour plusieurs, certains phénomènes de la « théorie » seront nécessairement difficiles à aborder, et il peut leur être nécessaire de relire ces parties plus d’une fois. Ce qui suit dans ces lignes n’est tiré d’aucun livre et ne provient pas du passé traditionnel. Bien que certaines références soient tirées du connu, l’ensemble de la « théorie » provient du neuf."


Bonne écoute et/ou bonne lecture!


Chap.2 - LA NAISSANCE DE L’ENFANT

À quoi ressemble l’enfant?

Nous savons tous qu’un enfant est constitué de chair et d’os. Nous savons aussi qu’il est génétiquement lié à ses parents immédiats et à sa lignée familiale. Il peut avoir les yeux de son arrière-grand-père, la bouche de sa mère, le menton de son père et les cheveux de sa grand-mère. Il se peut aussi souffrir, plus tard, des mêmes maladies que ses deux lignées familiales, comme les problèmes coronariens, épileptiques, hémophiliques et bien d’autres très connus.

Mais l’enfant n’hérite pas exclusivement des caractères physiques de sa lignée génétique. Il aura aussi le caractère psychologique d’un tel, les goûts d’un autre et bien d’autres caractéristiques d’ordre psychologique et mental. La science est d’accord sur ce point; l’adulte sera ce qu’il sera, et cela dépend de sa génétique et du milieu dans lequel il grandit.

Le legs génétique correspond à tous les caractères qui proviennent directement des lignées familiales en plus de certaines mutations mineures, tandis que le milieu fait référence au cadre d’éducation, tant familial que social, religieux, moral et événementiel.

Pouvons-nous prétendre que la psychologie des ancêtres est transmise au nouveau-né, non pas par le processus de la réincarnation, mais par le processus génético-biologique? Et que c’est selon la constitution du cerveau et du système endocrinien que s’exprimera une forme de psychologique plutôt qu’une autre?

Il est facile, pour une partie de la science, de dire que selon la constitution du cerveau, on aura affaire à un génie ou à un fou. Prenons l’exemple bien connu de l’effet de la boisson du l’individu. Si une personne exprime une forme de psychologie lorsqu’elle est sobre, elle en exprime une toute autre lorsqu’elle est ivre, en colère, en dépression ou en euphorie

Le système endocrinien joue un grand rôle dans l’expression d’attitudes psychologiques. Un surplus ou u manque de certaines hormones perturbe grandement l’état émotif ou réflexif d’un individu. Cela, la science le comprend et arrive à le prouver facilement.

Il est aussi facile à la théologie de prétendre que le corps n’est rien et qu’il est soumis à la volonté de l’âme lors de la naissance et que celle-ci malléabilise le corps afin de s’exprimer à sa convenance. La théologie peut aussi prétendre que tous les hommes, à leur naissance, sont habités d’une âme potentiellement identique et c’est selon les limitations corporelles qu’elle arrive à s’exprimer d’une façon plus ou moins faussée.

Qui a raison? Bien entendu, il est facile de dire que les deux ont raison. Par contre, cela permet de mieux comprendre le rôle du phénomène génétique dans l’appel de l’âme par le corps ou de comprendre le rôle de l’âme dans le choix du corps.

Que penser de l’évolution?

La théologie remet à Dieu le choix et contrôle du processus. L’ésotérisme le remet entre les mains de l’âme et la science souvent entre les mains du corps et de l’environnement. La science et la religion considèrent l’évolution comme un fait réel. La science considère l’évolution darwinienne, adaptative, et la religion considère l’évolution améliorative de l’âme.

Darwin a été l’un des premiers à aborder la création comme étant le résultat d’une transformation adaptative aux conditions extérieures. La théologie s’oppose à cette théorie de l’évolution et prétend que tout a été créé tel qu’on connaît le monde aujourd’hui. Évidemment, si on regarde l’ancêtre du cheval moderne, on constate qu’une évolution adaptative majeure l’a régi à travers le temps. De l’australopithèque à l’homme d’aujourd’hui, il a plusieurs pas.

Mais si ces faits sont irréfutables, il n’en reste pas moins que Darwin n’avait pas saisi véritablement l’évolution de l’homme. Il y a déjà quelques milliers d’années que celui-ci n’évolue plus d’une façon adaptative. Il évolue depuis la fin de la préhistoire d’une façon améliorative. Depuis ce temps, c’est lui qui adapte l’extérieur, au lieu de s’adapter à lui. Nous savons que le corps de l’homme est de même nature que celui des animaux, du point de vue des nécessités biologiques comme de la mécanique physiologique. Mais ce corps ne s’adapte plus parce que quelque chose chez lui adapte l’extérieur.

Ce quelque chose qui adapte le milieu a la faculté de mémoriser, d’émotiviser c’est-à-dire permettre à l’extérieur de susciter une émotion chez lui, de désirer et de raisonner. Bien que les animaux aient d’une façon presqu’imperceptible des facultés semblables, ils n’ont plus rien en commun avec l’homme.

La science parle surtout du corps alors que la théologie parle surtout de ce quelque chose, qu’elle appelle l’âme. Bien que cela puisse étonner, il n’est pas possible de prouver scientifiquement que l’homme existe, qu’il pense et qu’il a des mémoires. La science se contente alors d’accepter ces conditions parce que les savants eux-mêmes vivent ces mêmes processus. La science admet la pensée, parce que les savants pensent. Elle admet l’émotion, parce que les savants ont des émotions. Elle admettra, même sans preuve, la télépathie lorsque les savants sont télépathes. Elle admettre le savoir instantané les savants pourront l’exprimer. Tout ce qui ne peut être prouvé, s’il est vécu et exprimé par les « autorités » scientifiques est alors reconnu par la science. Il en est de même de la religion. Ce qui est vécu par les « autorités » religieuses est accepté par celles-ci.

Comment alors expliquer, convaincre, faire comprendre une chose qui ne peut être comprise que par celui qui la vit? L’intuition permet la connaissance de l’âme et de tout un monde inconnu de l’intellect.

L’intellect permet aussi de connaître le monde, mais fouille là où l’intuition n’arrive pas à pénétrer.

L’importance de l’hormone.

La génétique du père et de la mère, elle-même entachée de la génétique de leurs parents, transmet les lignées familiales aux enfants à naître. Selon ce que sont les parents et ce qu’étaient les grands-parents ainsi que les ancêtres, les corps physiques des enfants sont ce qu’ils sont.

La particularité importante dans le processus de création d’un être humain est la constitution de l’ensemble cérébral et du système endocrinien.

Dans le cerveau, les parties importantes sont le bulbe rachidien et le cervelet, l’hypothalamus et le thalamus, le cortex des deux hémisphères, les glandes pinéale et pituitaire, et l’hippocampe.

Dans le système endocrinien, qui sécrète des hormones directement dans le système sanguin, toutes les glandes sont importantes. Il faut cependant savoir que la majorité des régions du corps, sujettes à réagir aux hormones, sécrètent aussi des hormones. On peut considérer le cerveau et le cœur, entre autres, comme de gigantesques glandes endocrines.

Il est important pour le fœtus que la structuration de ces parties soit faite de façon à permettre une libre expression de ce qui va animer le corps, à savoir l’âme de la théologie et l’énergie de la science.

Dans l’homme, l’expression des émotions se fait par le biais de l’hypothalamus. L’énergie émotive s’exprime dans le corps par ce système et sa présence, son expression, est mesurable par la quantité d’hormones en circulation dans le sang. Elle est aussi perceptible par des réactions corporelles engendrées par ces hormones. Selon la nature et la quantité d’hormones présentes dans le système sanguin, différents types d’émotions seront exprimées.

Il faut savoir tout de suite que l’expression d’émotions par le corps est toujours une expression résultant d’une défense du corps physique. L’émotion est exprimée dans le corps lorsque celui-ci lutte contre une agression de l’âme. Nous reviendrons plus loin sur ce fait capital.

La quantité d’hormones ainsi que leur nature influencent le comportement psychologique de l’humain. Étant donné que c’est par cette voie que l’âme, définie par la théologie, s’exprime, on peut supposer pour l’instant que le sang est un peu le transporteur de celle-ci. C’est pourquoi certaines religions actuelles refusent toute transfusion sanguine, afin de ne pas mélanger les âmes.

Il faut comprendre que ce n’est pas l’âme qui se retrouve dans le sang, mais la résultante de sa présence dans l’homme. Dans le passé, certaines peuplades avaient comme rites de manger le cœur ou le foie de leurs adversaires morts courageusement au combat. Elles croyaient ainsi absorber le courage du mort. L’intuition les avait guidé à percevoir ce que la science ne pouvait découvrir; le principe du transport de l’âme dans le sang. Les amérindiens avaient pour leur part une cérémonie du frère de sang dans laquelle le mélange des sangs permettait aux deux initiés de devenir un peu plus intimes.

C’est ce qui se produit lors de la conception de l’enfant. Le sang de la mère nourrissant le fœtus, l’âme de celle-ci est communiquée à l’enfant. Le système endocrinien ainsi que le cerveau du bébé n’étant pas finalisés, la prépondérance hormonale va à la mère. Lorsque l’enfant naît, il est la mère, du point de vu âmique exprimé.

La vie et la mémoire.

L’enfant possède, à sa naissance, un cerveau dont la programmation n’est pas terminée, c’est-à-dire que les axones du cerveau ne sont pas tous connectés. Plusieurs années seront nécessaires afin de parfaire ces connections qui seront sous l’emprise de la génétique et du milieu. Il existe aussi une matière chimique non structurée, localisée dans l’hypocampe et dans le cervelet, matière qui servira à contenir les premiers morceaux de mémoires expérientielles.

Le corps physique de l’enfant est semblable aux parents. Il est vivant et la vie est détectable non seulement par le fait que l’enfant bouge, pleure, rit et a faim, mais par le fait que des méridiens yin et yang parcourent son corps. Cette vie est ce qui permet de coordonner la gestion procréatrice des cellules, obligeant leur spécialisation et limitant leur expression à la forme mémorisée dans les gènes.

L’énergie vitale est ce qui constitue les liaisons intra-atomiques. C’est selon cette constitution atomique

que doivent se placer les atomes pour constituer les molécules. Plus l’énergie vitale est vibrante, disons évoluée, dans le langage de la théorie, plus l’orchestration des molécules peut être complexe.

La molécule d’eau, formée d’un atome d’oxygène et deux atomes d’hydrogène, ne peut se constituer au hasard. Elle a une forme bien particulière, déterminée par l’énergie vitale.

Les angles d’association sont stricts et les atomes sont obligés de se plier à cette force qui détermine la forme de l’assemblage.

L’énergie vitale est de trois formes : yan ou solaire, yin ou tellurique et de synthèse ou hominale. La structuration des minéraux, des cellules, et de tout ce qui existe, est régie par la forme des molécules, donc des atomes. Celle-ci est coordonnée par l’obligation qu’ont les atomes de se soumettre à l’expression de l’énergie vitale.

Plus cette énergie a de la « mémoire », plus elle est théologiquement évoluée. Chez la plante, l’énergie vitale a la capacité d’ordonner la structuration de la matière de façon à exprimer une structure évoluante et grandissante. Si l’on plante un grain de blé, il pousse du blé. La mémoire de la vie, donc du plan vital, est telle que, si les conditions vitales de la mémoire sont présentes, celle-ci saura réglementer la croissance de la tige de blé.

Plus il manque d’énergie minérale et vitale, plus la plante risque de perdre sa mémoire et dégénérer en un maigre plan de blé. Plus les conditions idéales sont réunies, plus le blé est à la hauteur de la mémoire. Le soleil est l’apport d’énergie vitale de type yan. Le sol est l’apport d’énergie de type yin.

On connaît bien aujourd’hui le rôle que jouent les minéraux dans la qualité d’une plante, mais il faut aussi que ces minéraux soient placés au bon endroit de la bonne façon. L’Énergie vitale, la mémoire atomique, gère ce mécanisme.


Lorsque ce plan vibre plus rapidement, la plante peut alors se détacher du sol. Elle a toujours besoin de l’énergie vitale yin et yan, mais elle est capable d’en emmagasiner suffisamment pour pouvoir circuler à la surface du sol. Bien entendu, il lui faut se nourrir et elle doit manger des plantes qui ne peuvent pas se promener, c’est-à-dire, des plantes qui ont des racines.

Lorsque les plantes se promènent, elles portent le nom d’animaux ou d’insectes. Évidemment, ceux-ci n’ont rien à voir avec la structure biologique des plantes, mais leur structure vitale ne leur permet plus d’avoir un contact direct avec l’énergie vitale des minéraux. Ils ne peuvent plus assimiler les minéraux à l’état natif.

Ils doivent donc devenir végétariens afin de bénéficier de l’adaptation minéralo-vitale des plantes. Ils bénéficient ainsi de l’énergie yin et des minéraux du sol. Le soleil leur procure toujours l’énergie yan. Ceux qui sont carnivores et dont la fonction est de limiter les herbivores, sont plus évolués du point de vue vital, et ne peuvent pas manger de plantes. Ils bénéficient donc de la transmutation opérée dans celles-ci par les herbivores.

La vie et la matière.

La vie, le plan vital ou atomique, est une condition essentielle à la révélation de la matière. Sans celle-ci, la terre ne pourrait pas se souvenir d’elle-même et se détériorerait. Lorsque la vie quitte un corps humain, il pourrit, c’est-à-dire que le corps physique perd graduellement sa forme.

La mémoire vitale est à la base de la structure génétique. Selon la possibilité de formes atomiques que peut prendre l’Acide, DésoxyriboNucléique, l’enfant a un corps particulier. On sait bien aujourd’hui que le mélange des gènes du père et de la mère force la constitution d’une nouvelle chaîne d’ADN, mais il faut aussi savoir que les parents, de leur vivant, ont la faculté de transformer eux aussi leur constitution génétique par le processus de cellularisation.


La cellularisation est le processus par lequel le code génétique le plus évolué du noyau des cellules change, c’est-à-dire qu’il subit une mutation. L’évolution améliorative des parents est alors transmissible aux enfants. Bien souvent, ces mutations restent récessives, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas exprimées nécessairement lors de la génération primaire suivante. Elles le sont à la longue, dans les descendants. Si les procréateurs ont les mêmes mutations génétiques, alors ils généreront sûrement des enfants qui auront ces caractères mutatifs d’une façon dominante, donc exprimés.


Le plan vital le plus évolué sert à contenir la mémoire. C’est à ce niveau que la science commence à avoir de la difficulté à suivre. Par contre la théologie commence à être intéressée. Les mondes parallèles sont des structures qui permettent à plusieurs phénomènes d’exister en même temps, dans le même espace, et cela sans s’entremêler et sans vivre de relations directes.

L’homme est un être multidimensionnel. Il a la possibilité de vivre sur plusieurs plans parallèles en même temps et de ce fait, mélange souvent l’expérience dans l’un de ces plans avec celle des autres plans. Pour pouvoir communiquer, il est bon de nommer les choses.

Appelons ces différents plans :

matière= matériel

vie= vital

émotion= astral

désir= astral

mémoire= astral

intellect= mental

intellectuence= mental

logiférateur= mental

intelligence= supramental

D’une façon théologique, nous retrouvons trois grandes distinctions :

matière= corps

vie= corps

émotion= âme

désir= âme

mémoire= âme

intellect= âme

intellectuence= âme

logigérateur= âme

intelligence= esprit

Les deux formes de pensée.

Si beaucoup de scientistes ne sont pas immédiatement d’accord avec l’idée de la constitution pluralitaire de l’homme, ils peuvent néanmoins constater que celui-ci est capable de raisonner tantôt d’une façon logique, tantôt d’une façon émotive. Une lutte peut même survenir dans la tête du penseur entre ces deux facultés différentes de la pensée.

La science sait aussi que les minéraux ne pensent pas, du moins pas comme l’homme, que les végétaux n’ont pas la possibilité d’agir comme lui et que même les animaux ne sont pas à la hauteur du cerveau humain.

Bien que la science ait voulu attribuer l’intelligence humaine exclusivement au cerveau, c’est-à-dire à sa grosseur ainsi qu’au nombre de plis de la matière cérébrale, cet état de chose n’est pas suffisant pour expliquer comment l’homme arrive, à certains moments, à des illuminations ou à des « eurêka » scientifiques.


D’ailleurs, le dauphin et l’épaulard sont des exemples de cerveaux aussi plissés et, toute proportion gardée, aussi gros que le cerveau humain. Malgré qu’ils soient très adaptables et dressables par l’homme, ces animaux ne peuvent compétitionner avec lui

La multi dimensionnalité humaine permet à l’homme de vivre sur différents plans à la fois. Pour cela, la constitution des différents « corps » de l’homme doit suivre certains mécanismes qui permettent à ces dimensions de cohabiter avec un certain contact, sans risque de mélange.


Le corps physique est révélé par la présence d’énergie intra-atomique, donc d’énergie vitale. Celle-ci orchestre l’ensemble atomique qui constitue les solides, liquides et les gaz. La radiation est une expression de l’énergie vitale proche de la vitalité mémorielle des matières évoluées.

Les champs électromagnétiques, les radiations nucléaires et le feu sont des expressions vitales proches du plan vital, de la vie animée, c’est-à-dire de la vie procréative. D’ailleurs l’exposition à de fortes radiations nucléaires peut altérer à jamais le code génétique des cellules, opérant une mutation aléatoire, donc habituellement négative par rapport à l’état de départ.

Qu’est-ce que la psychologie?

Sachons immédiatement qu’une grande partie de la mémoire acquise chez l’individu est conservée dans un contenant constitué d’énergie vitale de très haute vibration, et que cette enveloppe peut permettre l’élaboration d’une mémoire expérientielle, d’une mémoire fusionnelle et d’une mémoire émotionnelle.

En science, cette partie de l’homme porte le nom de psychologie. En théologie, elle porte le nom d’âme. Si la mémoire expérientielle, ou acquise, est trop répétée dans un laps de temps court, elle devient lentement ce que nous connaissons sous le nom d’ego. Toutes les mémoires qui ne fusionnent pas, parce que trop différentes entre elles de par leur nature, constituent les mémoires volatiles, c’est-à-dire l’expérience de l’égo. Tout cela est paramétré par une membrane qui empêche le contenu mémoriel et égoïque de se perdre dans l’espace planétaire et d’être mélangé aux autres humains. L’enveloppe de tout ceci porte deux noms particuliers à l’ésotérisme et à la théologie : périsprit et séraphin.


Dans le langage de la science, le foyer central de la mémoire porte aussi le nom d’ego, bien qu’il ne soit pas encore défini en nomie et en logie par celle-ci. Les mémoires volatiles qui ont une tendance lente à s’harmoniser entre elles afin de s’adapter à la vibration de l’ego, finissent par disparaître du plan de l’expérience pour venir se fondre sur l’ego. Dans le langage scientifique, cette région de l’âme porte le nom de mémoire ou d’expérience.


Le subconscient, auquel on a attribué beaucoup de possibilités et autant de torts, est la partie constituante de l’ego et est formée des mémoires expérientielles qui se sont accolées graduellement à celui-ci afin de le grossir. Ce processus porte le nom d’égoïsation. Nous reviendrons plus loin sur cette mécanicité.

Pour mieux cerner comment l’intuition théologique avait compris que l’âme était paramétrée par une enveloppe d’énergie vitale proche du feu, rappelons-nous simplement de quelle façon les sorciers et sorcières étaient éliminés au Moyen-Âge. Le problème majeur dans l’élimination des pratiquants de la sorcellerie était de les empêcher de nuire, après leur mort.


L’âme, constituée d’une partie vitale qui contient les mémoires volatiles et l’égo, a la possibilité de rester dans le plan vibratoire vital planétaire pendant une période de temps plus ou moins longue. C’est ce qu’on appelle un fantôme. Tant que l’enveloppe vitale du périsprit permet le maintien intégral des constituants de l’âme, celle-ci reste près de la matière.

Si l’enveloppe vitale de l’âme baisse un peu en vibration, elle se densifie et crée l’ectoplasme défini par les parapsychologues. Par contre, si l’enveloppe est détruite, alors les constituants de l’âme sont libérés et parce qu’ils ont une vitesse vibratoire plus élevée que le plan vital, elles montent, c’est-à-dire qu’elles s’éloignent de la matière et pénètrent la région mémorielle planétaire, le monde des morts.

Le fait de brûler vif les sorciers et les sorcières permet aux bourreaux de détruire leur corps vital, donc d’éliminer par le fait même toute possibilité de hantise de la part des martyrs. Les âmes des sorciers et sorcières sont libérées de leur enveloppe vitale et ne peuvent donc pas rester près du sol sous forme de fantômes et agir par vengeance sur ceux qui les ont condamnés.

Le feu, n’ayant pas de propriété pénétrante, sauf si le corps complet est brûlé, ne peut pas altérer la mémoire vitale procréatrice. L’énergie radioactive par contre pénètre avant même de brûler et altère facilement la mémoire vitale de la chaîne d’ADN.

La réincarnation génétique.

La mémoire génétique est transmise à l’enfant par la chaîne d’ADN et se retrouve dans une substance chimique localisée surtout dans le cervelet et l’hippocampe du cerveau. Ces régions sont et resteront, avec le bulbe rachidien, les foyers centraux de contacts entre le plan mimique et le corps physique.

Ce sont aussi ces régions qui gèrent les fonctions végétatives inconscientes du corps tout au long de sa vie. La génétique des parents transmet au fœtus les caractères chimiques et biologiques de ceux-ci, mais la forme déterminée par la vibration vitale de la chaîne d’ADN induit aussi le premier maillon de ce que sera l’âme du bébé. Il est à noter qu’une âme évoluée ne peut pas habiter un corps inapproprié, non pas par spiritualisme, mais bien par le fait que le corps est constitué par la résonance génétique de l’embryon de l’âme et que les deux vont de pair. Si un corps évolué cérébralement et doctrinalement naît, il est animé par une âme évoluée.


L’embryon mimique est, chez le fœtus, nourri par l’expérience de la mère qui lui est amenée surtout par le sang de celle-ci. Le contenu hormonal du sang maternel détermine les émotions que l’enfant a à expérimenter. La constitution fœtale est altérée, disons colorée, par l’expression émotive de la mère dans le sang.

La mémoire vitale de l’enfant peut donc subir certains ajustements par rapport au sang de la mère. L’ajustement de la mémoire vitale du fœtus lors de l’expérience physico-hormonale engendrée par sanguinité maternelle détermine aussi ce que sera l’enfant du point de vue âmique et, par altération de la mémoire génératrice, du point de vue corporel.


Pendant la vie fœtale, l’énergie vitale gestionnaire de la spécialisation cellulaire peut facilement être altérée par la forme vitale de certaines substances chimiques ou organiques. Certains médicaments, comme la thalidomide, peuvent irrémédiablement transformer la mémoire vitale génératrice et opérer par le fait même une mutation corporelle négative. Dans d’autres cas, une mutation involutive d’ordre vital et même âmique peut apparaître.

C’est pourquoi l’état psychologique de la mère pendant la gestation a une importance certaine, car si elle vit trop d’émotions fortes, elle transmet au fœtus l’équivalent de plusieurs injections intraveineuses d’hormones.

Les différents corps de l’enfant sont constitués par la forme particulière que va prendre la chaîne d’ADN lors de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde.


Cette chaîne chimique n’a pas tellement d’importance du point de vue du constituant, mais en a une du point de vue des forces qui l’obligent à cette constitution. Ces forces sont l’énergie vitale et celle-ci se sert de cette chaîne comme support matériel.

Les forces vitales ou intra-atomiques obligent les autres constituants organiques, dans l’utérus de la mère, à s’orchestrer selon la mémoire de celles-ci et ainsi l’enfant est créé. Si aucune perturbation mutatoire ne vient altérer cette chaîne, un enfant humain, né de l’addition d’une partie génétique du père et de la mère, voit le jour.


Toute répétition d’un processus engendre la mémoire égoïque. Les messages émotifs de la mère, transmis au fœtus par le biais du sang hormonisé, induit chez le bébé une mémoire de répétition qui est mémorisée sous forme d’expérience. Chaque phénomène mémoriel a son rythme vibratoire, et c’est ce rythme qui permet à ces mémoires d’être retrouvées par la réflexion dans la pensée de l’homme.

Lorsqu’une mémoire similaire est souvent ré-induite dans le corps physique ou vital du bébé, il s’ensuit une fusion de celle-ci, c’est-à-dire que les mémoires similaires, ayant un rythme vibratoire identique, s’unissent par attraction et se fusionnent. C’est le processus d’égoïsation, donc d’identification inconsciente de l’enfant.


Le syndrome du camionneur.

On sait bien aujourd’hui que si l’on rencontre un camionneur, il nous parle de camion. Le fait que dans sa mémoire les mêmes expériences se répètent souvent, font qu’il s’identifie à celles-ci. Chez l’enfant, le même processus s’opère, mais vu le manque de mémoires génétiques, il ne peut pas encore arriver, à la naissance, à s’identifier à celle-ci.


Les mémoires acquises, donc expérientielles, vont lentement se fusionner selon leur degré de répétition, disons de réénergisation, et constitueront l’égo. En plus de la coloration génétique des procréateurs et de l’altération émotivo-hormonale apportée par la mère, un autre facteur, la « descente » des personnalités réincarnationnelles, influence ce que sera l’âme de l’enfant, selon les théologiens, ou sa psychologie, selon les scientistes. Ce facteur influence aussi, mais très peu cependant, ce que sera le corps. Nous reviendrons plus loin sur ce phénomène.


Là encore, il y a scission entre l’intuitif et le cartésien. La théologie appelle ce principe Dieu ou encore esprit alors que la science cherche vainement à l’identifier. Si celle-ci ne se contente pas elle aussi de l’appeler esprit, elle parle encore d’énergie. La théologie avance aussi une autre croyance, celle des âmes qui descendent dans les corps et les animent à leurs grés.

La question est de savoir s’il y a quelque chose au-delà de la nature chimio-atomique ou bio-vitale de l’homme. Nous savons que la matière a la propriété de mémoriser tout ce qui la touche. Normalement ce toucher se fait par contact direct ou vibratoire. Comme exemple du contact direct citons un coup de poing dans un mur où la douleur du poing et les marques dans le mur, sont les mémoires de l’acte. Au niveau vibratoire citons la voix qui est enregistré par une bande magnétique dans une cassette audio.

La matière, une mémoire.

La matière mémorise tout ce qui se passe, soit par l’action de la matière sur elle-même, soit par l’action de vibrations dans la matière, sonore ou photonique. Les exemples les plus courants sont l’enregistrement de la voix sur une bande ou la photographie ou encore la vidéo qui permet l’enregistrement et du son et de l’image. Si l’on prend une cassette audio et qu’on l’approche de son oreille, on ne peut rien entendre. Pour l’entendre, il faut un décodeur, un révélateur.

Dans le cas de la cassette, c’est le lecteur de cassette qui décode. Dans le cas d’une photographie, c’est un produit chimique qui révèle l’image. Ce qu’il faut pour lire la matière, c’est le bon décodeur. L’homme est justement un décodeur par la possibilité qu’il a de vibrer vitalement en résonance avec certaines choses et de transcrire cette vibration, soit au plan physique, soit au plan âmique ou psychologique. C’est ce mécanisme qui s’appelle l’intuition.

La matière comprend évidemment le solide, mais elle inclut aussi le liquide et le gazeux. Toute la couche atmosphérique est en fait un énorme plan mémoriel qui, d’une façon atomique, a la possibilité d’enregistrer tous les événements au sein d’elle-même. Tout le passé est mémorisé dans cette région de la planète, en plus de l’être dans la matière localisée de l’événement.

Du point de vue scientifique, cette région peut s’apparenter aux archétypes et à la conscience collective. Du point de vue théologique, cette région s’apparente au ciel. Ésotériquement, c’est le monde de la mort, c’est-à-dire l’endroit où vont les morts après avoir perdu leur corps de chair et leur corps vital.

Il peut être assez frustrant pour la théologie de se faire dire que le ciel est localisé dans la couche atmosphérique de notre planète, mais poursuivons l’explication de ce phénomène et nous reviendrons sur ce qui a pu créer ce ciel, là où vont les âmes, et d’où partent ceux qui naissent et renaissent.

Il est à noter que la théologie intuitive parle de trois mondes : la terre, le ciel et les cieux. C’est, du point de vue théologique, des cieux que provient l’esprit et non du ciel, même si au cours des temps, la coloration collective a brimé l’intuition de l’homme dans le but de l’ajuster à ce qu’il vivait.

Aujourd’hui, la science ayant étendu son sceau dans les peuples, les religions ont dû s’adapter à ce fait et elles ont dû ajuster leurs visions cosmogoniques avec les fidèles sous peine de voir ceux-ci les abandonner. Dieu fut donc rapproché de l’homme et placé un peu plus près, dans le ciel.

L’astrologie a depuis longtemps su utiliser cette découverte intuitive, que les âmes proviennent d’un ciel terrestre. Bien qu’elle n’ait pas compris la mécanicité des manipulations planétaires sur la Terre, elle a su adapter son intuition à une science cartésienne et former la méthode mathématico-intuitive qu’elle est devenue aujourd’hui. Elle prétend encore que les astres influencent l’homme alors qu’il en est rien, du moins, pas directement.

La relation entre le corps et l’âme.

Lorsque le corps de l’enfant est en constitution dans l’utérus maternel, l’âme est elle aussi en gestation. Le corps, harmonisé à la vibration génétique vitale, attire à lui des correspondances mémorielles du ciel, c’est-à-dire du monde des morts.

Selon sa configuration atomique, donc vitale, il attire une panoplie d’énergies astrales, du monde des morts, et ce retour à la chair des mémoires passées est appelé réincarnation par l’homme intuitif.

L’explication claire du processus réincarnatif peut faire frémir beaucoup de gens. Il faut, pour comprendre ce processus, ne pas trop se prendre au sérieux dans nos croyances émotives. Disons, pour l’instant, qu’au-delà du ciel, donc du monde des morts, provient l’esprit qui, pour animer un corps physique, doit néanmoins traverser ce ciel.

L’esprit, ou l’énergie, doit traverser ce ciel, non pas parce que celui-ci entoure la terre, mais bien plus parce qu’il est attiré par le plan vital du corps et cela par l’intermédiaire de l’âme en gestation dans le fœtus. Le premier contact de l’esprit avec le fœtus, par l’intermédiaire de l’âme se fait dès la fécondation. Pour être précis, jamais l’esprit n’a perdu ce contact avec la matière, mais une nouvelle forme d’expression de celui-ci est engendrée lors de la fécondation.

Le corps, nouvellement créé et en formation, attire une correspondance âmique du monde des morts et ce qui constitue l’âme gestative conserve sa part d’esprit. Toute vibration vitale, donc intra-atomique, est en affinité avec une vibration particulière du monde de la mort. Ce phénomène s’explique par le fait que selon la manière exprimée, une structure atomique particulière est orchestrée et cela révèle une forme particulière de mémoire vitale.

L’attraction. L’amour de la matière.

Sur un sol composé uniquement de calcium, nous avons une radiation vitale d’un type particulier relatif au calcium. Sur un sol composé d’un mélange de silicium, de calcium, de carbone et d’oxygène, nous avons une toute autre radiation tellurique, en conformité avec les structures chimiques constituant le sol.

Chaque « forme », irradiée de ces sols, résonne avec une partie plus vibratoire, similaire à la radiation du départ, et attire à elle. La radiation tend à s’éloigner de la forme qui l’a générée. La forme génératrice tend par contre à ramener à elle ce qui est créé. L’attraction, dans le langage scientifique, ou l’amour, dans le langage théologique, est une loi mécanique qui régit l’évolution circulatoire, adaptative et améliorative de l’univers.

Lorsqu’une vibration est suffisamment éloignée de sa source, elle tend, soit à ralentir, ce qui l’amène à être attirée par une source similaire, soit à accélérer, attirée par une autre source plus vibrante. La constitution des astres, en l’occurrence des sept planètes astrologiques, permet une attirance des différents paliers du plan matériel, vital et astral de notre Terre. Je précise que le terme astral désigne le monde des morts, le ciel, et qu’il fait référence à la mémoire, aux désirs et aux émotions, étant donné, comme nous le verrons plus loin, que ces deux dernières naissent de la mémoire.

En ce qui concerne le plan terrestre, nous savons que la lune crée les marées océaniques et qu’elle engendre aussi les marées terrestres. Le sol de pierre subit lui aussi une faible marée causée par l’attraction de la lune. Bien entendu, les autres planètes du système solaire, ainsi que le soleil lui-même, causent certaines marées mais à un niveau moins perceptible que celles causées par la lune. Plus souvent qu’autrement, elles vont renforcer les marées lunaires.

Du point de vue vital, les astres créent aussi des marées dans la tellurie planétaire. Laissons pour l’instant ce type de marée et étudions plutôt les marées astrales, c’est-à-dire les marées causées dans le monde des morts, le ciel. Chaque planète ayant une constitution différente attire vers elle un palier du plan astral différent, obligeant celui-ci à s’étendre en une forme ellipsoïdale.

Le fait que la Terre attire à elle les constituants astraux de son ciel, empêche ceux-ci de partir dans l’espace rejoindre la planète attractrice. La partie la plus mince de ce palier astral se retrouve du côté opposé à la planète en cause, tandis que le côté le plus volumineux et entre la Terre et celle-ci.

Chaque planète ayant une position différente dans l’espace, chaque palier astral, étendu sur une ellipse, est pointé dans une direction différente, vers les planètes qui l’attirent. Du point de vue planétaire, ces masses astrales se pénètrent l’une l’autre et certaines régions de notre globe sont plus colorées par certains paliers. Les astrologues disent alors que certaines planètes, pendant certaines périodes de la journée ou de l’année, ont plus d’influence sur l’homme.

Si Mars est en conjonction avec Jupiter, les deux ellipses marsienne et jupitérienne sont dans le même espace, c’est-à-dire qu’ils partagent le même lieu, sans se mêler. Si la Lune est en opposition à celle-ci, le palier lunaire est presqu’absent du côté Mars-Jupiter. C’est ainsi qu’un ciel astrologique est constitué. Les paliers qui subissent l’attraction des planètes portent le nom de paliers mobiles.

Selon la région terrestre où est constitué le fœtus, les parties astrales ou âmiques qui sont attirés par les corps physique et vital sont puisés dans le monde des morts, et cela selon la constitution de celui-ci, déterminé par la position des planètes.

Bien que les planètes n’interfèrent pas sur l’homme, si on met de côté l’effet marémoteur de celle-ci sur le corps, elles influencent la position des paliers du monde astral. Ce sont ceux-ci qui ont la possibilité de régir, jusqu’à un certain point, la vie âmique de l’homme. Selon la constitution mémorielle du ciel dans la région de la fécondation, la constitution de l’âme de l’enfant est déterminée.

L’astrologie n’a pas su percer ce mystère, et elle se sert néanmoins de la position des astres pour calculer ce que seront les tendances de l’enfant.

Quand commence la vie?

Une autre chose à éclaircir est le fait que l’influence du ciel ne se fait pas sentir seulement à partir de la naissance, mais à partir de la fécondation. Si les astrologues sont capables de faire un thème à partir de cette naissance, c’est que l’interprétation intuitive de leur science, à l’époque de sa création, considérait, inconsciemment, l’extrapolation pré-natale dans l’explication interprétative du thème.

Chaque fécondation est une transmutation de la forme ovule-spermatozoïdale. Elle implique donc la création d’une nouvelle forme physique et vitale. Cette dernière attire alors sa correspondance vibratoire du plan des morts. Ainsi, l’âme embryonnaire se forme. Celle-ci subit une gestation égale à celle du fœtus. Plus le corps physique de l’enfant se forme, plus le corps vital servant de matrice évolue. Plus celui-ci grandit, plus l’âme se forme, constituée des énergies du ciel qui se trouvent de plus en plus attirées par le corps vitalo-physique.

Certaines substances énergétiques du ciel, qui échappent à l’attraction des planètes du système solaire, constituent aussi des paliers mobiles qui ont une influence sur l’homme. Beaucoup d’astrologues ne travaillent qu’avec seulement sept ou neuf astres pour la simple raison que c’est une science intuitive traditionnelle. L’homme ayant de la difficulté à changer les traditions, n’a pas adapté cette science aux découvertes des autres astres. Parmi les paliers non-mobiles du ciel, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent pas être déplacés par les planètes, citons entre autres les parties constituées par les mémoires nationales, politiques et familiales.

Ces petites parties ne sont pas influencées d’une façon sensible parce qu’elles sont attirées et bloquées sur place, soit par les humains qui les ont créées, soit par l’énergie tellurique du sol de leur localité. Ces parties astrales portent le nom d’égrégore. Un égrégore est une constitution mémorielle qui n’est pas archétypée comme l’est le reste du ciel, mais qui est énergisée par les hommes qui l’ont créé.

Les égrégores, à l’exception des égrégores religieux, ne sont pas très puissants en comparaison de la totalité du monde de la mort. Ils influencent un peu la constitution de l’âme, mais ne déterminent pas de façon sensible la gestion formative de celle-ci. Ces égrégores sont beaucoup plus implantés dans l’enfant par l’éducation, plutôt qu’avant ou lors de la naissance. L’intuition théologique a su encore une fois reconnaître ce principe. C’est pourquoi elle s’évertue à baptiser l’enfant le plus rapidement possible, afin qu’il soit relié à l’égrégore d’une religion plutôt qu’une autre. Nous reviendrons plus loin sur cette phénoménologie du nom, des mots et des langues.

L’apparition de l’émotion.

Tout au long de la gestation, l’âme est en constitution, disons en évolution, et grandit au rythme du corps physique. Elle s’installe biologiquement dans le thalamus et l’hypothalamus. L’âme, est un phénomène mémoriel actuel, c’est-à-dire qu’elle est constituée de mémoires. Ces mémoires du passé, vivant dans l’instantanéité, donc dans le présent, ne peuvent pas connaître ce présent, ce « neuf », sans l’expérimenter, donc sans l’avoir en mémoire. Elles doivent expérimenter les événements, afin de les connaître.

C’est pourquoi nous retrouverons souvent l’expression l’homme expérientiel dans ce livre. Il est important de faire la différence entre expérientiel et expérimental. Le terme expérientiel fait référence à la nécessité qu’a l’homme psychologique, âmique, de devoir expérimenter la vie pour la connaître.

Pour pouvoir expérimenter les événements, l’âme d’un médium entre elle et la vie. Le corps physique, ainsi que le corps vital, serviront de média. Par l’intermédiaire des tentacules âmiques, les sens physiques et les sens vitaliques qui sont les sens du corps vital et la mémoire expérientielle peuvent grandir dans l’enfant, puis dans l’adulte. Les sens physiques sont les premiers instruments d’expérience de l’âme.

C’est par le biais du thalamus que l’âme prend connaissance de tout ce que sensorialité du corps amène au cerveau. C’est aussi dans cette région que toute cette information est colorée, c’est-à-dire émotivisée, avant d’arriver au cortex, l’un des sièges du mental, le logiférateur de l’homme.

Les informations qui parviennent à l’âme créent une série de perturbations, de tourbillons ou d’attractions dans les mémoires de celle-ci et ces réactions engendrent une nouvelle expérience pour l’âme: l’émotion.

Revenons à notre fœtus. Celui-ci est nourri d’expériences par le sang de la mère. L’expérience étant de la mémoire qui est de l’énergie cristallisée selon une forme d’expression: « la mémoire«, il est juste de dire nourrir d’expériences. Cette expérience va grossir la mémoire, donc l’âme de l’enfant, mais à ce stade de la vie fœtale, il n’y a pas d’ego, le foyer âmique étant trop faible pour pouvoir se fusionner et donner naissance à l’identification.

L’expérience de la mère se mêlant à l’expérience âmique, l’âme grandit au rythme de l’enfant physique. Puis vient le jour où la naissance est imminente. Le corps de l’enfant naît, et c’est à partir de cette naissance, de l’heure, de la date et du lieu d’accouchement, que les astrologues vont commencer à calculer le ciel du nouveau-né et à projeter « mathématiquement » leur intuition dans un avenir probable pour celui-ci.

Les sens physiques commencent à être graduellement opérationnels et amènent à l’âme de l’enfant une nourriture plus « fraîche ». Le fait d’être coupé du sang de la mère met l’enfant à l’abri de l’expérience émotivo-hormonale de celle-ci. L’enfant peut donc filtrer maintenant le contact qu’il a avec sa mère. Il découvre une panoplie de sens, qui ouvrent graduellement un monde nouveau à sa connaissance, donc à son expérience.

Il reste cependant assujetti au ciel, c’est-à-dire aux influences manipulatrices de son ciel créateur. Il peut néanmoins accumuler une expérience nouvelle, celle de la vie, qui vient colorer et nourrir son âme. En théologie, la nourriture de l’âme est appelée l’ « évolution ». La psychologie de l’enfant va donc se développer au rythme du développement de ses perceptions sensorielles, de l’enregistrement mémoriel des événements qu’il va vivre pendant ce développement et de la finalité programmative de son cerveau.

Conséquentialité et karma.

L’intuition théologique a transcendé un autre mystère du principe d’incarnation des âmes; celui du karma. La théologie enseigne dans la majorité des religions, soit la réincarnation, soit le retour des morts à la vie. Le principe de la réincarnation est une tentative du monde intuitif d’expliquer les injustices apparentes des naissances et du vécu de certaines personnes. Ces injustices deviennent justice par l’instauration de la théorie karmique.

Le karma est une loi qui régit les actions en leur donnant une correspondance réactionnaire. La science appelle ce mécanisme, la conséquentialité. Chaque action est une réaction qui provoque une nouvelle réaction, donc une conséquence. Pour le théologien, si l’homme met sa main dans un récipient d’acide, il subit aussitôt une réaction typique de l’acide. C’est un karma acide.

Il n’est donc pas nécessaire d’élaborer plus amplement sur ces deux perceptions d’une même chose, étant donné qu’elles se retouchent suffisamment. La différence majeure est que l’intuitif explique, par cette loi d’action-réaction, le processus karmique de justice « divine » et qu’il se contente de supporter sur ses épaules des supposé erreurs commises dans des vies antérieures. Il accepte inconditionnellement de vivre sa vie en payant pour des gestes posés qu’il a apparemment oubliés.

Le karma des vies antérieures est toujours un karma génétique et social. Il faut savoir que 90% du karma porté par l’homme est un karma relatif, c’est-à-dire, un karma qu’il s’impose à lui-même. Le plus grand morceau de ce karma relatif est la culpabilité.

L’enfant peut, à la naissance, devoir supporter un karma familial, comme les maladies congénitales. Il peut aussi avoir à supporter un karma collectif, comme les effets de la thalidomide, l’alcoolisme de sa mère, un accident prénatal ou l’irradiation accidentelle.

Quoi qu’il en soit, le karma n’est pas un phénomène qui régit personnellement la constitution physique, vitale et âmique de l’enfant. Tout ce mécanisme karmique est plus grandiose que l’intuitif ne l’avait cerné, et parce que l’ego de l’humain veut à tout prix avoir un libre-arbitre total, il préfère supporter personnellement les réactions suscitées par les actions collectives et planétaires.



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